Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté à Saint Sulpice de Favières
Deux hommes font-ils route ensemble sans s’être d’abord rencontrés ? (Amos 3,3)
Bertrand Mathys, pasteur (UEPAL)
https://www.presseregionaleprotestante.info/spiritualite/theologie/grain-de-sable/deux-hommes-font-ils-route-ensemble-sans-setre-dabord-rencontres-amos-3-3/
« Deux hommes font-ils route ensemble sans s’être d’abord rencontrés ? » (Amos 3,3)
Ce verset du livre d’Amos est très souvent employé pour insister sur le besoin de s’entendre avant de prendre la route ensemble. En effet, il est de bon ton qu’un groupe établisse son itinéraire avant de partir en randonnée… Mais est-ce vraiment là le sens du verset ?
Amos, bouvier cultivateur de sycomores, n’était pas prophète de métier et c’était un prophète de malheur car dans une période de faste et de sérénité, il annonce des malheurs pour tous les voisins d’Israël, Juda y compris, avant d’annoncer un oracle contre Israël. Il dérange, parce qu’il rappelle à Israël les devoirs qui découlent de sa bénédiction. Israël ne peut se complaire d’être le peuple élu. À cause de cette bénédiction il faut qu’il se soucie du respect du droit et de la justice, pour rester en phase avec l’Alliance. Le malheur est annoncé à Israël parce que la bénédiction n’a pas été honorée, parce qu’elle n’a pas été respectée.
Le verset qui nous intéresse correspond donc à un rappel de cette Alliance entre Dieu et son peuple.
John Wesley a fait un joli parallèle dans l’une de ses prédications entre ce verset d’Amos 3.3 et la rencontre de Jéhu et Yonadab (II Rois 10.15):
« Un peu plus loin, Jéhu vit Yonadab, fils de Rékab, qui venait vers lui. Jéhu le salua et lui dit :
“Es-tu loyal envers moi, comme je le suis envers toi ?
— Oui ! répondit Yonadab.
— Eh bien, serrons-nous la main ! déclara Jéhu.”
Ils se serrèrent la main, puis Jéhu le fit monter sur son char. »
Cette rencontre entre Jéhu et Yonadab, avant de prendre la route ensemble, leur permet de vérifier, la disposition de cœur de l’autre. Rien de plus ! Pas besoin d’un long discours. Par contre, cela introduit un investissement inconditionnel dans le service de l’autre. Ce sont toutes ces missions qu’Amos réclame au peuple d’Israël.
Il nous encourage donc à être des Jéhu et des Yonadab, à nous rencontrer, oui, mais aussi plus encore à nous serrer la main au-devant de nos projets communs. Qu’est-ce que cela veut dire ? Une ouverture d’esprit par rapport à l’autre ou à sa pratique de la foi. Une démarche d’amour, de respect mutuel. Mais aussi un engagement commun dans la prière et dans les œuvres bonnes.
A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances
Seigneur nous te confions le petit « groupe Méditerranée » de la communauté du Chemin Neuf. Qu’il se laisse toujours plus inspiré par ton Esprit Saint, tout spécialement en ces temps de graves conflits au Proche-Orient. Que leurs axes de travail d’écoute et de rencontre au niveau islamo-chrétien et avec les chrétiens d’Orient se fassent toujours plus dans l’humilité et la confiance, à ta suite. Protège chacun des membres de ce groupe, tout particulièrement celles et ceux qui sont au Liban, à Jérusalem et à Tibhirine.
Seigneur, nous te confions la Marche des Rameaux du vendredi 27 Mars, à 19h00 au Grand Temple de Lyon, organisée par le CREL (Comité des Responsables d’Eglises à Lyon). Que ce temps de Marche et de prière, composé de 7 étapes dans 7 églises, en priant dans l’unité 7 psaumes pour la paix et l’unité entre nos Eglises, portent des fruits selon Ta volonté.
Sarah Mullaly sera installée comme archevêque de Canterbury le 25 mars. Souhaitant s’émanciper de l’Église d’Angleterre, dix primats plus conservateurs ont créé un conseil anglican mondial, et élu Laurent Mbanda à la tête de cette institution anglicane nouvelle, sans vouloir créer de schisme.
Seigneur, nous te prions pour l’unité de la Communion anglicane dans sa grande diversité, qu’elle continue à témoigner de la bonté de Dieu pour tous les peuples et dans toutes les cultures.
Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !
(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)
Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté à l’abbaye de Sablonceaux
Pratiquer la bénédiction comme ultime parole contre la malédiction !
Extrait du livre « Réparation » du Cardinal François Bustillo
(édition Fayard, 2025, tiré des pages 149-152)
La tradition biblique nous lègue l’art sacré de la bénédiction ! La bénédiction loin d’être un simple mot était une offrande, elle liait les vivants à leur lignée, les âmes aux promesses ! Nous sommes appelés à dire du bien dans notre quotidien, à faire du bien par nos paroles, à oser vaincre la crainte du regard et celle d’être jugé ! la bénédiction réhabilite une parole généreuse et une manière d’être au monde plus bienveillante. Mais, avant de parler, soumettre sa parole aux trois tamis de Socrate ! (est-ce vrai ? est-ce bon ? est-ce utile ?). Cultiver une parole vraie, bonne, féconde, et qui élève. Notre époque exige une créativité nouvelle dans la manière de transmettre le bon et le bien surtout aux jeunes générations ! Selon Ephésiens 4, 31, il est urgent d’extirper de nos vies l’amertume, la colère, les emportements, pour ressusciter une parole capable de bénir, qui ne blesse pas mais relève ! Là où l’humiliation abaisse, la bénédiction restaure ! Là où le mépris enferme, la louange libère ! Faire de notre société « une vallée de baraka » selon 2 Chroniques 20, 26, une vallée de bénédictions, un espace où les êtres humains s’habituent à dire du bien les uns des autres avec naturel et liberté ! Bénir c’est créer du lien, bâtir une fraternité sociale où les talents de chacun sont mis en lumière, où les réussites sont saluées, où les beautés de l’âme sont reconnues ! En bénissant même à contre-courant, nous tissons les fils d’une société plus humaine ! Nous entrons dans le grand courant de l’histoire du salut où Dieu bénit son peuple !
A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances
Depuis quelque temps, les rencontres œcuméniques dans le diocèse de La Rochelle sont en lien avec les amitiés judéo-chrétiennes. Un projet de formation pour les jeunes est en réflexion pour les aider à connaître le judaïsme et pour lutter contre l’antisémitisme. Une deuxième rencontre est prévue le 1er mai.
Seigneur, nous Te confions ce travail œcuménique, en particulier jusque dans nos racines juives. Que Ton Esprit Saint guide celles et ceux qui s’engagent sur ce chemin de compréhension mutuelle et de respect envers l’autre.
Depuis quelques années, les frères et sœurs de l’abbaye travaillent à mettre l’Abbaye de Sablonceaux au service de l’évangélisation des visiteurs : une exposition, une nouvelle chapelle, une nouvelle boutique… et l’accueil qui ouvrira fin mars.
Seigneur, nous Te confions tous ces projets, ainsi que toutes les personnes qui passent par l’Abbaye. Que tout ce qui s’y vit et s’y construit soit pour Ta gloire, que ce lieu soit un espace de paix, de lumière et d’annonce de l’Évangile.
Le 18 mars, au couvent des franciscains à Paris, une conférence aura lieu sur le thème « L’unité chrétienne à Jérusalem : défis, réalités et espérance ». Elle sera animée par le Frère Stéphane Milovitch, un franciscain français en mission à Jérusalem, où vivent 13 confessions chrétiennes différentes. Il parlera de la cohabitation, de la communion et de l’espérance malgré les différences et les blessures.
Seigneur, nous Te confions notre monde. Nous Te prions pour que la violence ne soit jamais la solution au conflit ni entre les nations, ni entre les Églises. Que Ton Esprit nous guide vers l’unité et la justice afin que nous soyons artisans de paix dans nos communautés et dans le monde entier.
Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !
(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)
« Le peuple juif demeure la racine vivante de la foi chrétienne. Nous voulons signifier cet attachement en priant pour les membres du peuple juif tous les premiers jeudis du mois. Nous croyons que cette intention est une source de bénédiction dans notre chemin vers l’unité entre les Églises. »
Abraham Joshua Heschel, Les Bâtisseurs du Temps
Selon le Talmud, le Sabbat est me’en ‘olam ha-ba, c’est-à-dire quelque chose comme le monde à venir, l’éternité. L’idée qu’un septième de notre vie puisse être une expérience du Paradis est un scandale pour les païens et une révélation pour les Juifs. Et cependant Rabbi Hayim de Krasne va plus loin : le Sabbat n’est pas simplement une parcelle d’éternité ; il est une fontaine, une source (ma’yan)
Shema Israel : Dt 6,4-9
Appel d’Abram: Gn 12,1- 4
Je suis celui qui est : Ex 3,13-15
Bénédiction : Nb 6,22- 27
Confession de foi antique : Dt 26,5- 9
Le premier commandement : Mc 12,28-34
La foi d’Abraham : Hb 11,8- 12
L’héritage du peuple d’Israël : Rm 9.1-5
Par exemple : Nombres 6,22-27 :
Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :
« Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël :
“Que le Seigneur te bénisse et te garde !
Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce !
Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !”
Ils invoqueront ainsi mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai. »
R. Amen, amen, béni soit le Dieu d’Israël !
1. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as pleuré la violence entre Caïn et Abel,
nous te prions pour la paix au Proche-Orient,
nous te prions pour tous les peuples qui habitent cette terre
où tu as choisi de nous rejoindre dans notre humanité.
2. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as rendu possible la réconciliation entre Joseph et ses frères,
pour tout mépris à l’égard de ton peuple Israël, pardonne-nous.
(En signe de pénitence, nous restons quelques instants en silence.)
Nous te prions, Père, de faire grandir la fraternité
entre le peuple juif et les nations.
3. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as fait sortir Israël de l’Égypte et lui as rendu la liberté,
donne ta joie au peuple juif
et garde-le fidèle à ton Alliance.
4. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as uni les douze tribus d’Israël autour de la Torah,
donne la paix aux juifs croyants en Jésus.
5. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as envoyé ton Fils Jésus pour nous sauver,
fais reposer ta bénédiction
sur les chrétiens qui sont d’origine juive.
6. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
Père de Jésus Christ,
toi qui as donné ton Fils bien aimé pour que tous soient un,
rassemble dans l’unité toutes les Églises chrétiennes.
7. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as promis au peuple juif la venue du Messie,
toi qui as promis à l’Église le retour de ton fils.
Nous te louons et nous disons dans l’Esprit saint : « Maranatha, viens Seigneur ! »
Dieu éternel et tout-puissant,
écoute la prière de ton Église.
Toi qui as choisi Abraham et sa descendance
pour en faire les enfants de ta promesse,
conduis à la plénitude de la rédemption
le premier peuple de l’Alliance.
Fais que les nations de la terre
soient accueillies par grâce dans la famille d’Abraham,
et que toute la création, joyeuse, entre dans ton règne de paix.
Par Jésus le Christ Notre Seigneur. Amen.
Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de l’équipe œcuménique de la communauté
Méditation de Frère Matthew, prieur de la communauté de Taizé dans le cadre de la 48ème rencontre européenne des jeunes à Paris le 31 décembre 2025
Extraits du préambule de la Règle de Taiz, Les Presses de Taizé.
Ce soir, nous avons écouté l’Évangile qui nous parle de la rencontre entre Marie de Magdala et Jésus après sa résurrection. Les amis de Jésus étaient troublés après sa mort et ils avaient peur de la persécution. Marie, tôt le matin du premier jour de la semaine, va au tombeau de Jésus. Sa tristesse est grande : la pierre qui fermait l’entrée a été enlevée et le corps de Jésus n’y est plus.
Une rencontre avec des messagers de Dieu, qui l’interrogent sur ses larmes, précède la venue de Jésus. Lui aussi lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ?», mais il ajoute : « Qui cherches-tu ? ». Ne comprenant pas qui il est, Marie l’interroge à son tour, pensant qu’il est le jardinier.
Mais lorsque Jésus appelle Marie par son nom, elle le reconnaît et la relation personnelle qu’elle croyait définitivement perdue se rétablit. La surprise et la joie la bouleversent. Jésus ne veut pas qu’elle le possède ou s’accapare de lui, mais qu’elle vive de lui pour les autres. Il l’envoie comme apôtre des apôtres pour annoncer la bonne nouvelle que Dieu l’a relevé de la mort. La communion entre Jésus et son Père devient ainsi ouverte à celles et ceux qui l’aiment.
La paix revient chez Marie dans cette relation avec le Christ ressuscité. Le « Que cherchez-vous ? » du début de l’Évangile de saint Jean devient « Qui cherches-tu ? ». Et un peu plus tard, les premières paroles de Jésus à ses amis, encore enfermés dans leur peur, seront : « La paix soit avec vous ! ».
Même si, comme Marie de Magdala, nous ne reconnaissons pas le Christ, comme Ressuscité il se tient à nos côtés. Quand nous avons peur, il se fait proche et nous offre sa paix. Et il nous confie à tous une mission : non pas simplement garder cette paix pour nous-mêmes, mais poursuivre son œuvre de réconciliation, devenir des pèlerins de paix.
Serons-nous de celles et ceux qui feront tout pour vivre de la paix du Christ pour les autres ? C’est ainsi qu’une espérance renaîtra sur notre continent européen et dans le monde.
A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances
Le 21 janvier dernier, le métropolite Job de Pisidie (Patriarcat œcuménique) s’est entretenu avec le Cardinal Kurt Koch lors d’une conférence publique à Rome à l’occasion du 60ème anniversaire de la levée des excommunications mutuelles par le patriarche Athénagoras Iᵉʳ et le pape Paul VI.
Seigneur, nous te rendons grâces pour ces gestes prophétiques dans le sens de la réconciliation des Chrétiens. Donne-nous à notre échelle d’être des semences de paix et de réconciliation entre nos Églises
Les propositions de sessions d’été animées par la Communauté du Chemin Neuf sont en cours de présentation dans les différents lieux d’annonce. Des personnes de tous âges, célibataires ou mariés ou en famille vont vivre un temps spirituel fort cet été
Seigneur, nous te prions pour les équipes de préparation des sessions, pour tous ceux et celles qui vont s’inscrire. Ouvre le cœur de chacun pour qu’ils accueillent ta parole de Vie.
Du fait de l’arrivée de nombreux Anglais dans les Côtes-d’Armor, des initiatives œcuméniques se développent pour favoriser les rencontres : célébrations communes, formations communes, cafés théologiques…
Seigneur, nous te rendons grâces pour la créativité de ton Esprit qui sait utiliser les opportunités de rencontre pour apprendre aux hommes à tisser la fraternité. Viens bénir toutes ces démarches.
Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !
(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)
Cette semaine, l’office a été préparé par les frères et sœurs de la communauté à la Melleray.
Père, qu’ils soient un
Extraits du préambule de la Règle de Taiz, Les Presses de Taizé.
Frère, si tu te soumets à une règle commune, tu le peux seulement à cause du Christ et de l’Évangile.
Ta louange et ton service sont désormais intégrés dans une communauté fraternelle, elle-même incorporée à l’Église. Tu n’es désormais plus seul.
Tu dois compter en tout avec tes frères.
Porter les fardeaux des autres, accepter les mesquines blessures de chaque jour, pour communier concrètement aux souffrances du Christ, voilà notre première ascèse.
Tu as peur qu’une règle commune n’étouffe ta personnalité, alors qu’elle doit te libérer d’entraves inutiles pour mieux porter les responsabilités, pour mieux user de toutes les audaces du ministère. Comme tout chrétien tu dois accepter la tension entre la liberté totale donnée par le Saint-Esprit et les impossibilités où te place la nature déchue, celle du prochain et la tienne.
Sois parmi les hommes un signe d’amour fraternel et de joie.
Ouvre-toi à ce qui est humain, et tu verras s’évanouir tout vain désir de fuite du monde. Sois présent à ton époque, adapte-toi aux conditions du moment.
O Père, je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal.
Aime les déshérités, tous ceux qui, vivant dans l’injustice des hommes, ont soif de justice ; Jésus avait pour eux des égards particuliers ; ne redoute jamais d’être gêné par eux.
Apporte à tes parents une affection profonde ; qu’elle les aide à reconnaitre, par sa qualité même, l’absolu de ta vocation.
Aime ton prochain quel que soit son horizon religieux ou idéologique.
Ne prends jamais ton parti du scandale de la séparation des chrétiens confessant tous si facilement l’amour du prochain, mais demeurant divisés.
Aie la passion de l’unité du Corps du Christ.
A adapter ou modifier selon les lieux et les circonstances
Jésus, toi qui as envoyé les disciples deux par deux, donne-nous la grâce de marcher ensemble en nous laissant guider par l’Esprit Saint. Que nous cherchions à vivre vraiment la prière et la mission dans la dépendance les uns aux autres.
Seigneur Jésus, par notre vie ensemble, fais grandir notre passion pour l’unité, telle que tu la veux, par les moyens que tu veux.
Jésus, toi qui as choisi des disciples humains et vulnérables, donne-nous la grâce d’accueillir ce qui est blessé ou faible en nous et dans les autres. Apprends-nous à aimer notre humanité, et à espérer que tu agis en toute circonstance. Aide-nous à nous souvenir que toi, tu nous as choisis et aimé en premier.
Seigneur Jésus, par l’accueil de nos faiblesses, fais grandir notre passion pour l’unité, telle que tu la veux, par les moyens que tu veux.
Jésus, toi qui as aimé ton prochain de tout ton cœur, donne-nous la grâce de ce même amour concret pour ceux qui nous entourent. Que notre grand désir de donner notre vie pour l’unité trouve comme première réalisation concrète le soin de ceux qui ont besoin de nous : la famille qui nous entoure, la communauté chrétienne qui nous partage notre vie, les gens que nous croisons dans le quotidien.
Seigneur Jésus, par notre amour du prochain, fais grandir notre passion pour l’unité, telle que tu la veux, par les moyens que tu veux.
Jésus, toi qui as prié ardemment pour que tous soient un, donne-nous la grâce de ne jamais nous lasser de prier nous aussi pour cette unité profonde. Que nos célébrations et nos intercessions en ce sens nous aident à ne pas nous habituer à la division, en particulier la division particulièrement choquante entre les chrétiens. Que ton Esprit vienne réveiller en nos âmes la soif de former un seul corps en Toi.
Seigneur Jésus, par notre désir de communion, fais grandir notre passion pour l’unité, telle que tu la veux, par les moyens que tu veux.
Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !
(Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf,
à partir d’une prière du père Paul Couturier)
« Le peuple juif demeure la racine vivante de la foi chrétienne. Nous voulons signifier cet attachement en priant pour les membres du peuple juif tous les premiers jeudis du mois. Nous croyons que cette intention est une source de bénédiction dans notre chemin vers l’unité entre les Églises. »
Cardinal Pizzaballa : Passer du niveau élitiste à celui des communautés
https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2026-01/cardinal-pizzaballa-dialogue-juif-chretien-religions-catholique.html
Soixante ans après la proclamation de la déclaration conciliaire Nostra aetate, et à la lumière des deux dernières années difficiles de conflit en Terre Sainte, un renouveau dans les relations entre juifs et chrétiens est nécessaire, avec un regard tourné vers l’avenir. Le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, en est absolument certain à la veille de la 37e Journée pour l’approfondissement et le développement du dialogue entre catholiques et juifs qui s’est tenue samedi 17 janvier, avec pour thème « En toi, toutes les familles de la terre se diront bénies ».
« Nous devons trouver le moyen de construire et de développer des relations pour le bien de nos communautés », souligne le cardinal, ajoutant que « si jusqu’à présent, le dialogue s’est essentiellement exprimé au niveau des élites, il est maintenant temps qu’il s’exprime entre les communautés ». Le patriarche latin de Jérusalem est un fin connaisseur des écrits du philosophe juif Abraham Heschel, qui a collaboré à la rédaction de Nostra aetate. « Heschel, explique-t-il, a écrit un article important dans les années 60, intitulé « Aucune religion n’est une île ». Une affirmation devenue très célèbre et qui montre que, dès cette époque, l’auteur était conscient qu’aucune religion ne peut confiner sa propre dynamique, la fermer, la vivre exclusivement en son sein ».
Le cardinal Pizzaballa conclut donc en soulignant que la croissance est également définie par le niveau d’ouverture aux autres, par la capacité à entrer en relation avec son prochain. « Cela ne signifie pas que l’on obscurcit ainsi sa propre identité, car, au contraire, celle-ci se renforce à travers la rencontre avec l’autre. Cela devrait être très clair et cela devient aujourd’hui de plus en plus évident et nécessaire ».
Shema Israel : Dt 6,4-9
Appel d’Abram: Gn 12,1- 4
Je suis celui qui est : Ex 3,13-15
Bénédiction : Nb 6,22- 27
Confession de foi antique : Dt 26,5- 9
Le premier commandement : Mc 12,28-34
La foi d’Abraham : Hb 11,8- 12
L’héritage du peuple d’Israël : Rm 9.1-5
Par exemple : Nombres 6,22-27 :
Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :
« Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël :
“Que le Seigneur te bénisse et te garde !
Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce !
Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !”
Ils invoqueront ainsi mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai. »
R. Amen, amen, béni soit le Dieu d’Israël !
1. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as pleuré la violence entre Caïn et Abel,
nous te prions pour la paix au Proche-Orient,
nous te prions pour tous les peuples qui habitent cette terre
où tu as choisi de nous rejoindre dans notre humanité.
2. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as rendu possible la réconciliation entre Joseph et ses frères,
pour tout mépris à l’égard de ton peuple Israël, pardonne-nous.
(En signe de pénitence, nous restons quelques instants en silence.)
Nous te prions, Père, de faire grandir la fraternité
entre le peuple juif et les nations.
3. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as fait sortir Israël de l’Égypte et lui as rendu la liberté,
donne ta joie au peuple juif
et garde-le fidèle à ton Alliance.
4. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as uni les douze tribus d’Israël autour de la Torah,
donne la paix aux juifs croyants en Jésus.
5. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as envoyé ton Fils Jésus pour nous sauver,
fais reposer ta bénédiction
sur les chrétiens qui sont d’origine juive.
6. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
Père de Jésus Christ,
toi qui as donné ton Fils bien aimé pour que tous soient un,
rassemble dans l’unité toutes les Églises chrétiennes.
7. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as promis au peuple juif la venue du Messie,
toi qui as promis à l’Église le retour de ton fils.
Nous te louons et nous disons dans l’Esprit saint : « Maranatha, viens Seigneur ! »
Dieu éternel et tout-puissant,
écoute la prière de ton Église.
Toi qui as choisi Abraham et sa descendance
pour en faire les enfants de ta promesse,
conduis à la plénitude de la rédemption
le premier peuple de l’Alliance.
Fais que les nations de la terre
soient accueillies par grâce dans la famille d’Abraham,
et que toute la création, joyeuse, entre dans ton règne de paix.
Par Jésus le Christ Notre Seigneur. Amen.
« Le peuple juif demeure la racine vivante de la foi chrétienne. Nous voulons signifier cet attachement en priant pour les membres du peuple juif tous les premiers jeudis du mois. Nous croyons que cette intention est une source de bénédiction dans notre chemin vers l’unité entre les Églises. »
Paracha de Yedidiah Robberechts pour le Shabbat du 5-6 décembre 2025, communauté massorti de Marseille
VAYCHLAH Genèse 32:4–36:43
Depuis que Joseph est né, Jacob fait front, il ne s’esquive plus. Et plutôt que de rentrer dans le champ de son frère par effraction – ce qu’avait fait Abel et qui s’était très mal terminé -, il lui envoie des messages et des messagers pour qu’une juste temporalité de la rencontre puisse se mettre en place.
Mais Esaü répond par une fin de non-recevoir : il veut la guerre et vient avec 400 hommes pour le massacrer. C’est la violence inéluctable de l’histoire qui va se rejouer, Caïn qui va à nouveau tuer Abel, une nouvelle Choah…
Que fait Jacob ? Il a très peur d’être tué et est angoissé d’avoir à tuer (Genèse 32,8 avec Rachi). Première réaction donc, il se prépare à la guerre inéluctable en séparant son camp en deux : comme cela au moins, une partie pourra s’enfuir.
Mais il ne parvient pas à se contenter de cette réaction épidermique, par laquelle il accepte la logique violente qui lui est imposée par son frère. Il se met alors à prier, c’est-à-dire à chercher une issue autre à une situation qui paraît sans issue.
Prier, c’est peut-être cela : ce n’est pas chercher un résultat immédiat, une réponse automatique à tous nos problèmes, en attendant de Dieu qu’il réponde à toutes nos demandes. Prier, c’est arriver au bout de sa force pour, à bout de forces, s’ouvrir à un au-delà de la force. Prier, c’est reconnaître ses limites, prendre conscience que le principal nous échappe et ne nous appartient pas, et s’ouvrir à cet au-delà qui exige de nous de nous dépasser dans une action que nous n’avions pas prévue ni même pensée possible.
C’est ce qui va se passer avec Jacob : à peine sa prière achevée – et apparemment grâce à cette prière -, il découvre une troisième possibilité : il va réinterpréter l’oracle qui avait jadis été annoncé à sa mère – « l’aîné servira le cadet ». Car en hébreu, la phrase est tournée de telle manière qu’on peut y entendre également le contraire : « le cadet servira l’aîné » ! La prière grâce à laquelle il est arrivé au bout de ses forces, lui ouvre ainsi un nouveau champ de possible : entendre autrement ce qui semblait jusqu’ici être un décret du destin, pour en faire, en le retournant, le lieu nouveau d’une action possible, d’un service et d’une responsabilité qui inversent le destin. Et c’est ce qu’il va faire : il va envoyer une offrande à Esaü accompagnée d’une mise en scène destinée à amadouer son frère avant qu’ils ne se rencontrent. Il invente, ce faisant, le théâtre et la diplomatie.
Mais de manière plus profonde, il va utiliser le rite normalement tourné vers Dieu (minhah-offrande, kaparah- pardon, laset panayv-relever la face…) pour le tourner vers son frère, et cela va réussir ! Pourquoi ? Parce qu’il a vu la face de son frère comme on voit la face de Dieu (Genèse 33, 10).
N’est-ce pas cela l’éthique ? Et le but de la prière n’est-il pas de nous ouvrir à l’éthique, qui seule nous permet d’inventer un au-delà de la violence et de son destin inexorable ? Il nous faut donc réapprendre à prier – et à interpréter – pour retrouver les chemins de la paix.
Shema Israel : Dt 6,4-9
Appel d’Abram: Gn 12,1- 4
Je suis celui qui est : Ex 3,13-15
Bénédiction : Nb 6,22- 27
Confession de foi antique : Dt 26,5- 9
Le premier commandement : Mc 12,28-34
La foi d’Abraham : Hb 11,8- 12
L’héritage du peuple d’Israël : Rm 9.1-5
Par exemple : Nombres 6,22-27 :
Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :
« Parle à Aaron et à ses fils. Tu leur diras : Voici en quels termes vous bénirez les fils d’Israël :
“Que le Seigneur te bénisse et te garde !
Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce !
Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !”
Ils invoqueront ainsi mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai. »
R. Amen, amen, béni soit le Dieu d’Israël !
1. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as pleuré la violence entre Caïn et Abel,
nous te prions pour la paix au Proche-Orient,
nous te prions pour tous les peuples qui habitent cette terre
où tu as choisi de nous rejoindre dans notre humanité.
2. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as rendu possible la réconciliation entre Joseph et ses frères,
pour tout mépris à l’égard de ton peuple Israël, pardonne-nous.
(En signe de pénitence, nous restons quelques instants en silence.)
Nous te prions, Père, de faire grandir la fraternité
entre le peuple juif et les nations.
3. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as fait sortir Israël de l’Égypte et lui as rendu la liberté,
donne ta joie au peuple juif
et garde-le fidèle à ton Alliance.
4. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as uni les douze tribus d’Israël autour de la Torah,
donne la paix aux juifs croyants en Jésus.
5. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as envoyé ton Fils Jésus pour nous sauver,
fais reposer ta bénédiction
sur les chrétiens qui sont d’origine juive.
6. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
Père de Jésus Christ,
toi qui as donné ton Fils bien aimé pour que tous soient un,
rassemble dans l’unité toutes les Églises chrétiennes.
7. Père très aimant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
toi qui as promis au peuple juif la venue du Messie,
toi qui as promis à l’Église le retour de ton fils.
Nous te louons et nous disons dans l’Esprit saint : « Maranatha, viens Seigneur ! »
Dieu éternel et tout-puissant,
écoute la prière de ton Église.
Toi qui as choisi Abraham et sa descendance
pour en faire les enfants de ta promesse,
conduis à la plénitude de la rédemption
le premier peuple de l’Alliance.
Fais que les nations de la terre
soient accueillies par grâce dans la famille d’Abraham,
et que toute la création, joyeuse, entre dans ton règne de paix.
Par Jésus le Christ Notre Seigneur. Amen.